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Accueil >> Cameroun >> Régions >> EXTREME-NORD >> Départements >> Diamaré >> Villes >> MAROUA

Ville : MAROUA (Diamaré - EXTREME-NORD)

Posté : mercredi 20 mars 2019 à 10:42 | Modifié : mercredi 12 février 2020 à 15:57 | Vues 908


 

MAROUA 1er

Localisation
La commune d’arrondissement de Maroua 1er est située dans le Département du Diamaré et la Région de l’extrême nord. Elle constitue la porte d’entrée à la ville de Maroua. Elle est limitée :

  •    Au Nord par les arrondissements de Maroua 2ème  et de Meri
  •    Au Sud par les arrondissements de Mindif et de Moutourwa dans le Mayo Kani
  •    A l’Est par l’arrondissement de  Maroua 3ème
  •    A l’Ouest par la l’arrondissement de Gazawa et le district de Ndoukoula

Les données physiques
Climat

Le climat de la région est de type soudano sahélien, caractérisé par deux saisons : une saison de pluie et une saison sèche. La saison de pluie dure quatre mois soit de juin à septembre. Quant à la saison sèche, elle s’étend d’octobre à mai soit huit mois. Les précipitations moyennes annuelles dans l’arrondissement de Maroua 1er sont d’environ 815 mm. Les mois les plus pluvieux sont ceux d’août et de septembre. La température moyenne annuelle est de 28°c avec une amplitude annuelle de 7°4; avec un minimum de 20°c et un maximum de 45°c. Les mois les plus chauds sont ceux de mars, avril et mai, tandis que les mois les plus froids sont ceux de décembre, janvier et février.
Les vents dominants dans la région  sont :
La Mousson : de direction Ouest-Est, il souffle de mai à septembre
L’Harmattan : vent chaud et sec, il souffle du nord vers le sud à partir du mois d’octobre jusqu’à avril.
Relief
Le relief de la région est caractérisé par un ensemble de plaines et de montagnes. Le relief est peu accidenté. En effet, le territoire de la commune d’arrondissement de Maroua 1er est constitué de plaine surmontée par deux montagnes : le mont Makabaye et le mont Yamdjidjim.
Sols

Les sols de la région sont très diversifiés. On note :
-    Les sols nus, à texture argileux qui se trouvent dans les karal
-    les hardés
-    Les sols à texture sablo argileux,
-Les sols alluvionnaires à texture sablo limoneux, qui se trouvent dans les plaines et surtout sur les abords des mayos et qui constituent le support d’une intense activité agricole.
Hydrographie
La commune de Maroua 1er est arrosée par trois mayo, le mayo Tsanaga qui prend sa source dans les montagnes du département du Mayo tsanaga, le mayo boula qui prend sa source dans la région du Nord et le mayo kaliao qui prend sa source dans les montagnes de Meri et ses environs. Ces cours d’eau sont irréguliers et à sec pendant une bonne partie de l’année. Leur écoulement de surface ne dure que trois à quatre mois : juillet, août, septembre et octobre (saison de pluie). Ils traversent toute la commune et se divisent donnant naissance au mayo zileng, mayel dengesdji
Végétation

La végétation dominante est la savane arbustive caractéristique de la zone soudano sahélienne. La flore est assez diversifiée. On y rencontre les espèces comme Faidherbia albida, Ziziphus mauritiana, Tamarindus indica, Azadirachta indica, Acacia seyal etc. Certaines de ces plantes sont utilisées dans la pharmacopée traditionnelle.

Il est à signaler que Azadirachta indica gagne du terrain dans toute la zone et s’impose comme la formation végétale la plus présente. Il est favorisé par le phénomène de reboisement. Dans la zone urbaine, les routes sont parsemées de cette essence. Cette végétation subit une forte détérioration suite à la poussée démographique, à la création des nouvelles plantations et à la coupe abusive du bois de chauffe et de service.

Faune
Dans ces localités la faune sauvage est en voie de disparition les espèces les plus représentés sont les reptiles : serpent, les varans ; les oiseaux (pigeon, pintade, héron, corbeau et vautours) ; rats écureuils et les insectes
Liste des différentes espèces faunique

Espèces

Nom scientifique

Actiodactyles

Céphalophe de grimm

Sylvicarpa grimmia

Gazelle à front roux

Gazella rufifrons

Phacochère

Phacocherus africanus

Rongeurs

Porc-épic

Hystrx cristata

Ecureuil fouisseur

Euxerus erytropus

Lièvreàoreille de lapin

Lepxus saxatilia

Reptiles

Varan

Varanus exanthematicus

Pythoncanin

Python canina

Unités écologiques
La commune de Maroua 1er est parsemée de plusieurs unités écologiques à l’instar de la savane, des montagnes, des mayos et des hardés.

-La savane : Elle est de type arborée. Les populations y prélèvent le bois de chauffe et de service. Celle-ci connaît une dégradation rapide du fait de l’action de l’homme. Le principal problème qu’on y rencontre c’est le déboisement.

-Les montagnes : les pieds de ces montagnes sont utilisés comme lieux d’habitation pour certaines populations. Ils servent comme des zones de pâturages et on y pratique très peu l’agriculture. Ils servent aussi de site touristique.

-Les mayos : ils sont la plus part des temps asséchés et constituent un important potentiel en ressources naturelles telle le sable. Avec les alluvions qui se déposent sur les berges lors des inondations, les alentours des mayos sont très prisés pour le développement du maraîcher. Les inondations couplées aux mauvaises pratiques agricoles le long des berges de ces mayos ont favorisé les érosions.

-Les hardés : Ce sont les zones incultes abandonnées par les populations. Ces zones peuvent être récupérées et constituées des réserves forestières qui à termes pourraient être bénéfiques non seulement à la commune, mais à toutes les populations et contribueraient à stopper l’avancée du désert.

Milieu humain
Histoire

Pour rapprocher les administrés des administrateurs, le gouvernement de la République du Cameroun a crée l’unité administrative de Maroua Ier, ayant pour chef lieu Domayo par le biais du décret sus mentionné. Cette unité créée en plein cours de l’année 2007 a démarré immédiatement avec fonctionnement effectif.
La commune de l’arrondissement de Maroua Ier a eu son premier Maire élu de manière démocratique en juillet 2007
Culture
Le nombre élevé d’ethnie entraîne une diversité culturelle. Mais généralement, la culture dans la commune s’articule autour des rites, des cérémonies de naissance, des mariages, des décès et des fêtes traditionnelles et religieuses. La culture est liée aux différentes religions. En effet compte tenu de la forte influence de l’islam, le rythme de vie chez les populations musulmanes est dicté par les principes islamiques. Le type de famille le plus répandu est le type polygamique où l’islam limite le nombre à 4 femmes. Le mariage comporte plusieurs étapes : les fiançailles ou « tégal » et le mariage proprement dit. Les grandes fêtes sont la fête de tabaski ou fête de fin de ramadan et la fête du mouton. Pour les populations animistes, elles ont recours aux rites d’initiations, de bénédictions de naissance. Le pouvoir traditionnel se transmet par voix orale. La succession se fait de père en fils. L’autorité de la famille est patriarcale.  Les chrétiens quant à eux  célèbrent les fêtes de noël et pâque.
Le couscous de mil est le met principal, il est le plus souvent accompagné de sauces très épicées ou de légumes. Le mode d’habillement est celui du boubou chez les hommes et le pagne chez les femmes
Données Démographiques

La commune de Maroua Ier couvre une superficie de 660 km2 et a une population estimée à 60 000 habitants, soit une densité de population de 91hbts/Km2. En partie urbaine, elle compte les quartiers suivants : (Zilling, Makabaye, Ouro tchédé, Mayel Denguesdji, Pallar 1 et 2, Djarengol kaigama, Baouliwol, Djarengol Pitoaré, Tchoffa bani, Hardé, Domayo, Pont vert, Ouro dolé et Ngassa. En Zone rurale, elle compte trois cantons et un lamidat à savoir le lamidat de Meskine, le canton de Salak, le canton de Katoual et celui de zokok laddéo. Le lamidat est dirigée par un lamido. Chacun de ces cantons est dirigé par un chef de 2éme degré. Il existe 101 villages repartis dans la zone rurale, soit 28 dans le canton de Katoual, 18 dans le canton de Zokok laddéo,   19 dans le canton de Salak et 36 dans le lamidat de Meskine.
En ce qui concerne la population, elle est cosmopolite constituée de Guiziga (ethnie majoritaire) les Peuls, les haoussa , les bornouans, les Moufou, Mafa, Toupouri, Massa, Moundang, Bétis, Bamilékés, Sarahs et autres. Toutes ces ethnies cohabitent en parfaite harmonie.
Activités économiques
Les populations de la commune de Maroua 1er sont essentiellement agricoles dans la zone rurale. Cependant, elles pratiquent le petit élevage, l’artisanat et le petit commerce. Dans la zone urbaine, en dehors des activités ci énumérées, on dénombre les travailleurs dans le secteur public et dans le secteur privé formel et informel.

Acteurs du développement de la Commune
Les acteurs de développement dans la commune de Maroua 1er sont représentatifs. En dehors de l’Etat à travers les services déconcentrés, il y a aussi les programmes comme le PNDP, le PADDL; les organismes internationaux du VSO ainsi que des organisations locales à l’instar du CDD. Le dynamisme des élites est appréciable à travers les différents comités de développement. Le tableau 6 met en exergue les parties prenantes à consulter ou impliquer dans le processus de planification.

Les secteurs productifs
L’agriculture
L’agriculture est la principale activité économique et porte essentiellement sur les cultures vivrières (sorgho de saison des pluies, le sorgho de contre saison, arachides, sésame, niébé, etc.), les cultures de rentes (oignons, maïs, coton), les tubercules (patate, manioc) et les fruitiers (mangues, goyaves, citrons, anacardes). Les techniques culturales sont archaïques, et pratiquées avec du matériel rudimentaire. Cette agriculture est sujette la plupart de temps aux conditions naturelles défavorables et aux intempéries. Les produits de cette activité sont destinés à l’autoconsommation et à la commercialisation. Le nombre d’actifs agricole est estimé à 24 000 environ. Les rendements tournent autour de 1000 kg/ha pour les céréales, 800 kg pour les oléagineux, 1200 kg pour les tubercules notamment la patate.
Les difficultés majeures dans ce domaine d’activité sont :
·    Les difficultés d’accès aux engrais, semences et produits phytosanitaires (éloignement des centres de distribution et prix élevés) ;
·    L’inadéquation du matériel de travail (archaïque) ;
·    Difficultés de commercialisation (absences de marchés dans certains villages) ;
·    Les difficultés d’accès au financement ;
·    La faible structuration ou organisation des acteurs ;
·    Insuffisance de terres pour produire.

L’élevage
L’activité d’élevage n’est pratiquée que par une minorité de la population. Les éleveurs sont majoritairement les peuls. L’élevage se fait suivant le mode mixte : en divagation pendant la saison sèche et en claustration/ transhumance en saison des pluies. Les espèces élevées sont : les bovins, caprins, ovins, porcins, et volaille etc. On note la présence de 03 fermes avicoles à djarengol, Ziling et à Palar. Les difficultés sont :
·    La faible couverture vaccinale des animaux (petits ruminants)
·    Le faible encadrement technique des éleveurs
·    La cherté des produits vétérinaires
·    Le coût élevé du tourteau de coton et coques
·    Diminution des surfaces de pâturages
·    La faible structuration ou organisation des acteurs
Les  éleveurs  bénéficient  de  l’assistance  technique  de  trois  centres  zootechniques  et vétérinaires.
La pêche
Les activités liées à la pêche sont rythmées par les écoulements de surface des cours d’eau et les mares. La courte durée des eaux de surface ne favorise pas le développement de ces activités. Elles se pratiquent à l’aide des nasses et lignes. Ces dernières années, on assiste à l’arrivée des mousgoum au mois de août et de septembre. Ces derniers pratiquent la pêche au filet. Les espèces rencontrées sont : les silures et les carpes. Elles sont de petite taille et sont destinées à la consommation et à la commercialisation.
L’exploitation des ressources naturelles
La commune repose sur d’importantes ressources naturelles que sont : les carrières de sable, la latérite, les pierres, le bois et les essences telles le neemier et caiecédrat qui ont des propriétés formidables pour les populations de Maroua 1er. Celles-ci restent inexploitées et ne sont prélevées par les populations que pour des besoins ponctuels.
La chasse
Cette activité n’est pas assez développée dans la zone à cause de la rareté du gibier. Les populations organisent des parties de chasse groupées pour accomplir certains rites traditionnels. Le matériel de chasse utilisé est les bâtons et quelquefois des pièges. Les produits de cette activité sont destinés à l’autoconsommation.
La transformation
Il existe trois grandes unités de transformation industrielle dans la commune de Maroua 1er. Il s’agit de la SODECOTON, du SIPROMAC et de la NOTACAM. Ces trois sociétés font respectivement dans la transformation du coton, les matériaux de construction et la peau.

A coté de ces grandes unités, les populations transforment de manière artisanale les arachides et les grains de neems et de caïcédrat en huile végétale très prisée. On peut aussi signaler la transformation du mil en ‘’Billi-Billi’’ ; une sorte de boisson traditionnelle.
Le commerce et les équipements marchands
La commune compte plusieurs marchés formels qui fonctionnent périodiquement. Il s’agit des marchés de Comice (lundi), de Ouro-tchédé (Dimanche), Salak (samedi), Katoual (jeudi), Meskine (mercredi). A ces marchés s’ajoutent les marchés périodiques des quartiers tels que pont vert, Pallar, Baouliwol, Pitoaré, Domayo. On y retrouve dans ces marchés des produits tels que, le vivriers, le bétail, les petits ruminants, la volaille, les produits manufacturés etc.
L’artisanat, le Tourisme
L’artisanat est en plein essor dans la partie urbaine de la commune de Maroua Ier. On y rencontre des tanneurs, des maroquiniers, des forgerons qui fabriquent des haches, des couteaux, des faucilles, etc. ; des potiers qui fabriquent des canaris ; des tisserands qui fabriquent des nattes et tout autre objet d’art en paille. Le marché de l’artisanat est peu structuré malgré le nombre d’artisans. Il manque de débouchés, pour les produits de l’artisanat, ceci crée un désintéressement progressif des populations dans la zone rurale. On rencontre près de 1500 artisans à Maroua Ier.
La commune compte quelques sites touristiques archéologiques (le complexe artisanal, mont Makabaye, monument IBA Sangué). Ces ressources naturelles et touristiques ne sont pas suffisamment valorisées  à cause du manque de stratégie ou de plan d’exploitation.
Grenier
Les populations de l’UPP stockent leurs récoltes dans les greniers construits dans les concessions (greniers traditionnels). Ces greniers sont de forme arrondie et surmontés par des pierres pour éviter la destruction des produits par les termites et autres ennemies. Il existe une autre forme de greniers traditionnels qui sont fait de tiges de mils. Ils ont la forme arrondie. Les produits stockés sont : maïs, mil, niébé, sésame et fonio. Ils sont généralement faits en matériaux provisoires (terre cuite, ou en tige de mil).

Il existe tout de même des magasins de stockages qui ont été construits par des organisations privés comme le CDD (comité de développement diocésain), la SODECOTON, etc. L’accès à  ces magasins est subordonné au prélèvement préalable d’un franc symbolique représentant les frais d’entretien et d’emmagasinage. A côté de ces magasins on dénombre également le magasin de l’office céréalier au niveau du comice, les magasins du FAO/PAM à djarengol.
Machinisme
Comme dans toute la région, Le machinisme n’est pas très avancé dans la commune de Maroua 1er. On signale tout de même la présence des machines et tracteurs au niveau de l’IRAD et chez certains particuliers. On trouve aussi des moulins à écraser, des groupes électrogènes et des motos pompes qui font office de machinisme dans la communauté.
Les activités génératrices de revenu
Les activités génératrices de revenus portent sur le commerce et les activités temporaires comme le transport par ‘’moto taxi’’, la vente d’eau à travers des portes tout, les « call box », les garagistes etc. Ce qu’il faut noter est que tous ceux qui pratiquent ces activités sont d’abord des agriculteurs. Leur revenu n’est pas difficilement estimable du fait du caractère informel de l’activité. Mais ceux qui s’y engagent trouvent leur compte malgré la rareté des clients. Le secteur alimentaire est représenté par les grands restaurateurs et les petits dits tourne dos.
Les secteurs sociaux
Education
Sur le plan éducatif, la commune de Maroua Ier compte 15 écoles maternelles, (05 publiques, 05 privées et 05 des parents) 01 garderies d’enfants handicapés mentaux, 45 écoles primaires (37 publiques, 07 privées, 01 des parents) ; 07 établissements secondaire, L’école Normale Supérieure, l’Institut Supérieur du Sahel, le complexe ETA-CRA, le Centre Universitaire de DSCHANG et le CFJA de Ngoyang.
Dans l’éducation de base, on compte 60 écoles primaires et maternelles ; avec 346 enseignants ; 26 683 élèves ; 255 salles de classe ; 4000 tables bancs ; 131 latrines et 24 points d’eau.
Dans l’enseignement secondaire, on a 07 établissements d’enseignement secondaire avec 5471 élèves, 79 enseignants, 89 salles de classe, 1676 tables bancs, 47 latrines, 13 points d’eau.
Au niveau du supérieur, on a l’Université de Maroua comportant actuellement deux grandes écoles notamment : l’Ecole Normale Supérieure et l’Institut Supérieur du Sahel. Ces deux écoles comptent environ 9 650 étudiants, 160 enseignants. Les salles de cours sont reparties un peu partout dans la ville.
Il faut noter que la majorité des écoles primaires et secondaires souffre d’une insuffisance d’infrastructures, d’équipements scolaires et des enseignants qualifiés.
Quant à l’enseignement supérieur qui est très ressente dans la région, le problème qu’on peut relever c’est l’absence des locaux dans les sites respectifs. Les étudiants éprouvent des difficultés de déplacements lorsque les cours sont programmés dans des lieux différents.
Santé
Sur le plan sanitaire, il existe 15 structures à Maroua Ier (08 CSI, à Domayo, Ouro-Tchédé, Makabaye, Meskine, Ngassa, Katoual, Salak, la garnison militaire) 07 centres privés (CNPS, CMAO, Cabinet de soins de Pitoaré, dispensaire catholique, cabinet dentaire le CACTUS, Cabinet de soins communautaire à Hardé). Il y a au total 09 médecins, 27 infirmiers diplômés d’état (IDE), 37 infirmiers brevetés (IB), 39 Aides soignants (AS), 05 techniciens adjoints de laboratoires (TAL). On note la présence des districts de santé de Maroua rural et urbain qui couvrent toutes ces formations sanitaires.
VIH/SIDA
La situation du VIH/SIDA est alarmante dans la zone urbaine. Le taux de prévalence varie entre 2% et 13%. Ce taux se situe au dessus de la moyenne régional et national. Il est favorisé par le déficit d’information, le poids des traditions qui prône la polygamie, le nombre élevé de rapports non protégés.

La prise en charge des malades ou des personnes vivant avec le VIH/SIDA au niveau des centres de santé n’existe pas. Ces centres de santé ne dispose que de test. Pour leur approvisionnement en ARV, les malades se rendre à l’hôpital régional où est logé le centre de prise en charge et de dépistage.
Routes
Les routes de la commune de Maroua 1er souffrent d’un entretien irrégulier et inapproprié, d’une absence de fossés latéraux pour empêcher la détérioration rapide de la chaussée et d’un mauvais état voire une absence des ouvrages de franchissement. Le phénomène d’érosion est le véritable ennemie de ces routes.
Eau
Le réseau hydraulique est présent dans la commune à travers le réseau d’eau potable de la CDE dans la zone urbaine et les puits et forages dans la zone rurale. On compte environ 74 forages (parmi lesquels 24 en pannes), 122 puits à ciel ouverts aménagés (parmi lesquels 18 non fonctionnels) Les communautés dans les zones rurales s’approvisionnent à partir des puits à ciel ouvert, des forages et des mayos. On constate que le nombre de points d’eau ne croit pas avec l’augmentation exponentielle de la population. L’approvisionnement en eau reste un problème majeur pour certaines populations car le réseau CDE ne couvre que 22% de l’espace territorial de Maroua Ier. Les forages et puits sont donc insuffisants et à cela s’ajoute la faible gestion de ces points d’eau existants.
Assainissement
Il existe au sein de la commune un bureau de l’hygiène et de l’assainissement. Dans la zone urbaine, la collecte des ordures est assurée par la société HYSACAM. Toutefois cette collecte n’est pas bien organisée dans la mesure où les carrefours se sont transformés en dépotoir et les routes secondaires sont jonchées de poubelles. Dans la zone rurale, les populations avec l’aide du PLID essayent de transformer les ordures ménagères en compost. Le relief plat du territoire de la commune ne favorise pas le drainage des eaux. Dans la zone urbaine les canaux de drainage ne débouchent pas sur un exutoire. Ce réseau est peu dense et se trouve bouché par les ordures et le sables.
Energie
Le réseau électrique ENEO ne couvre pas toute l’étendue du territoire communal. Il existe des particuliers qui utilisent les groupes électrogènes dans les zones rurales. Les énergies  renouvelables ne sont pas utilisées
Environnement
La situation de l’environnement est très préoccupante dans la mesure où plusieurs de ses composantes subissent une dégradation progressive plus ou moins irréversible. Ces composantes sont la végétation et le sol.
Végétation : le couvert végétal subi de plein fouet les phénomènes de déboisement et des feux de brousse qui laissent libre court à l’avancée du désert et favorise la faible pluviométrie. En plus, les déchets collectés par la société HYSACAM sont déversés au niveau de Yonkolé en plein air, ce qui constitue pour la population riveraine en risque pour la santé.
Sol : les feux de brousse dénudent les sols et les exposent au phénomène d’érosion qui enlève la partie arable du sol et l’appauvrit. De plus les vieilles piles jetées dans la nature polluent les sols en plomb et constituent un poison pour les micro-organismes du sol.
Services sociaux de base
Il n’existe aucun centre de promotion et d’insertion social dans la commune. Un centre des handicapés est en cours de construction du côté de Doyang. Ce centre va  résoudre  le problème des handicapés, et des personnes marginalisées.
Malgré tout l’exécutif communal tient compte de l’assistance aux sinistrés (les inondations, les éboulements de terrain, les corps abandonnés etc…).
Le cimetière de Domayo est situé en ville et est de nos jours saturé. Les dernières inondations ont fait dégâts. Sa proximité avec le marché du comice où on vend le poisson est peu recommandable. Il est temps que la commune puisse créer un nouveau cimetière communal en dehors de celui de Ouro Tchédé qui est aussi situé près du Mayo.
Protection sociale
La protection sociale dans la commune est limitée à ceux qui travaillent et qui sont du reste soit pris en compte par le trésor (cas des agents de l’Etat et fonctionnaires) soit pris en compte par la CNPS. Le reste de la population est couvert par les services d’assurance installés dans la zone. Mais dans chaque canton il existe une chaîne de solidarité à travers les comités de développement et les tontines.
Moyens d’information et de communication

Aucune radio rurale n’existe dans cette commune. Toutefois la population bénéficie du réseau FM 94.8 et reçoit le signal de la CRTV télé. Pour une diversité de chaîne, certains habitants font recours  aux cablo distributeurs et antennes satellitaires.
Les réseaux Orange, MTN et Camtel sont présents mais ne couvrent pas suffisamment l’arrondissement. On note aussi la présence de Internet dans la zone urbaine.
Organisation Sociale
L’organisation sociale de Maroua 1er est celui du lamidat. Elle est divisée en deux lamidats le lamidats de Meskine chefferie de 2ème degré mais ayant à sa tête un lamido (canton Meskine) et le lamidat de Maroua dont dépendent les canton de Katoual, Salak, Dakar et les quartiers de la zone urbaine. Ces cantons sont tous des chefferies de deuxième degré ayant à leur tête un lawane qui est assisté des notables. Dans les villages, on trouve des chefs de villages appelés ‘djaoro’’. Du point de vue des services, nous notons : une sous-préfecture, les délégations du ministère des forêts, de l’agriculture, environnement, tourisme, transport, la jeunesse, commerce, sport et éducation physique, petite et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat,MINEPAT, les travaux publics, de l’éducation de base, de la santé,la CNPS,CAMTEL, le commissariat central, , la fonction Publique,le MINDAF, commissariat émi immigration, le secteur militaire terrestre, le légion de gendarmerie, le BIR, l’escadron mobil, le SEMIL, le centre multifonctionnel des jeunes ; l’université, l’IRAD, le CEDC, l’hôtel des finances, la communauté urbaine ; les services d’assurance, la TOTAL, la CAMWATER, les hôtels SAVANO, MIZAO, la Prudence, Protocole, relais porte Mayo, le Sahel, FETI, Alpha,  pour ne citer que ceux là.
Nous notons la présence de 02 postes agricoles (Meskine, Salak), 01 poste forestier à Salak et 03 centres zootechniques et vétérinaires (Makabaye, Salak et Meskine)
Les organismes de développement intervenant dans la commune de Maroua Ier sont : Le PNDP, la GTZ/PADDL, INADES-Formation, le SNV, le VSO, ACEEN, ACDEV etc.
Tous ces organismes travaillent ou ont travaillé pour l’amélioration des conditions de vie des populations et pour réduire la pauvreté.

 

MAROUA 3e

La localisation

La commune de Maroua 3ème est créée par décret n° 07/321 du 25/11/2007. Elle est située dans la Région de l’Extrême-Nord. Elle partage ses frontières à l’Est par la commune de Bogo, à l’Ouest par la commune de Maroua 1er, au Nord par la commune de Maroua 2e, et au Sud par les communes de Mindif. Elle couvre une superficie de 2 980 km2

Les données physiques

Le climat

Le climat est tropical du type sahélien. Il pleut en moyenne 700 millimètres de pluie par an. Les précipitations se concentrent entre le mois de juin et septembre. La saison des pluies dure 3 mois, période au cours de laquelle l’essentiel des travaux champêtres doivent être conduits sous peine de rater la saison agricole. Cette dernière décennie se caractérise par quelques contrastes. Les relevés pluviométriques montrent une baisse drastique du niveau des pluies. Ce phénomène résulte du réchauffement climatique qui affecte le climat mondial. Les perturbations climatiques se font ressentir au niveau des calendriers des différentes activités notamment agricole et pastorales. Les producteurs locaux ont perdu la maîtrise qu’ils ont des différentes variations saisonnières. Par  ailleurs,  cette perturbation conduit à un certains déséquilibre de l’écologie. La saison sèche dure 9 mois. Elle est rude et sèche. Il parait de plus en plus des phénomènes jusque là méconnus, qui restent responsables de l’étalage de la saison sèche parfois sur dix mois. Les températures sont variables. Ils sont de l’ordre de 25°C en saison de fraîcheur, de 30°C en saison pluvieuse et culminent à 45°C en périodes de fortes chaleurs. Elles tendent à dépasser ce sommet. En période de fraîcheur elles descendent également plus bas. Cette situation inquiète et perturbent considérablement les calendriers agricoles de cette zone.

Le relief

Bien que relativement homogène, le relief de cette commune présente quelques particularité. En effet, il est caractéristique de la plaine du Diamaré. Celui-ci est relativement plat, et s’étend des monts mandara jusqu’au abord du fleuve Logone. Par endroit, celui-ci présente des formations rocheuses assez importantes. C’est le cas de citer la montagne de Djoulgouf. Il est dominé par une colline de près de 30mètre de hauteur. C’est ce qui modifie profondément l’allure topographique de cette zone. Elle donne l’impression des villages de piémont dans ses premières allures. Le village est situé sur une assise rocheuse qui contrarie l’accès à la nappe phréatique. En revanche sur des espaces alentours, la topographie reste assez homogène c'est-à-dire sans variation presque d’altitudes. Il évolue globalement selon un plan incliné vers le lac Tchad qui constitue son bassin versant. Cependant malgré cette douceur de ses pentes, ce relief reste assez agressif et favorise l’érosion. Compte tenu de la fragilité des sols, l’érosion hydrique constitue un facteur important des dégradations des formations pédologiques.

Les sols

Les sols restent une ressource importante en milieu rural. Leur nature et leur composition conditionnent les activités agricoles et pastorales. De par leur texture, il est possible de distinguer deux types de sols. Les sols de proximité des habitations sont de nature argilosableux, ceux qui sont dans des zones de dépression sont des vertisols destinés à la culture du muskuwaari. Ces sols se sont appauvris suite à une forte exploitation parfois en monoculture, et quelques fois sous l’effet conjugué d’un manque de jachère et d’aménagement. L’apport en éléments fertilisants est néant.

L’hydrographie

Le Mayo Tsanaga reste le cours d’eau le plus important. Celui-ci traverse la ville de Maroua vers sa partie Nord. Le Mayo Kaliao traverse cette ville à partir du milieu et semble scinder Maroua en deux. Ces cours d’eau se joignent aux environs de Kongola Djiddéo. Ce sont des cours d’eau saisonnier. Ils contribuent au rechargement de la nappe phréatique en période de crue. C’est ce qui réduit d’autant les contraintes liées au manque d’eau. Par ailleurs, des activités de pêche sont menées essentiellement par des jeunes en période de crue. Cette activité n’est pas assez développée au point d’influencer l’économie locale. Ces cours d’eau sont longs de près d’une centaine de kilomètres.

La végétation

La formation végétale reste assez pauvre. Elle est typiquement sahélienne. Elle se caractérise par des arbres de petite taille de l’ordre de 10 à 15 mètres. La strate herbacée moins riche, est constituée particulièrement des graminées annuelles. La pression humaine sur les ressources naturelles est telle que le recul des parcs arborés est visible. Les exploitants de bois viennent de la zone urbaine de Maroua pour puiser dans cette ressource. Les zones autour de Djoulgouf et de Ngaba disposent d’un vaste espace au sein des quels des exploitants forestiers coupent continuellement du bois. Il n’a pas été mis en place des mesures de préservation en vu de sauvegarder ces végétaux. Les espèces rares qui ont disparu dans certaines zones peuvent s’y trouver. Les zones périurbaines par contre, sont assez pauvres. Les différentes formations végétales ont été décimées pour l’implantation des habitations.

La faune

Les espèces animales ont quasiment disparues. Bien que disposant d’un espace en friche, la présence humaine en continu a favorisé le retrait des animaux qui devront se retrancher vers les zones où ils se sentent en sécurité. Par ailleurs des petits prédateurs tels que les hyènes et les chats sauvages restent embusqués dans la forêt limitrophe afin de traquer les animaux domestiques. Les anciens ont la fierté de rappeler que naguère, les antilopes et les gros gibiers paissaient autour des villages, c’est ce qui les permettaient de prélever cette ressource afin de compléter la ration alimentaire. Ce témoignage corrobore la théorie liée à la dégradation de la biodiversité. Une fois que le gîte des espèces animales est détruit, c’est tout l’écosystème qui se trouve bouleversé. Les animaux se sont retranchés vers les zones de mise en défend notamment la réserve de Waza.

Le milieu humain Histoire

Les populations autour de cette commune se sont installées autour des différents villages autour du dix septième siècles. L’organisation sociale se défini autour des chefferies dont les peuls restent majoritaires. C’est ce qui les permet d’avoir une certaine influence dans l’organisation politique locale. Ces derniers cohabitent depuis longtemps avec d’autres ethnies notamment les bornouans et les guiziga. L’organisation traditionnelle de la chefferie met à la tête des communautés les Lamidots en dessous desquels se trouvent les Lawan, et les Djaoros. La délimitation de l’espace communale reste également les limites l’organisation spatiale traditionnelle. C’est ce qui permet aux autorités traditionnelles et administratives de collaborer et de gérer un même espace. La commune se découpe en six Lawanats et en un Lamidat.

Culture

 

La population est composée à 80% des foulbo-musulmans. Elle subit une forte influence de l’islam. On a tendance a assisté à une forme d’abandon des eus et coutumes au profit d’une forte islamisation. La culture au sein de cette UPP a été profondément modifiée au point où, ce qui en reste est loin de représenter toute sa richesse.

Sur le plan architectural, le phénomène de l’urbanisation est en cours de transformer ces gros villages en une cité urbaine à l’image de Maroua et de sa périphérie. La case peulhe est en voie de disparition. On remarque une constellation de maisons à la tôle ondulée. Dans les villages satellites, quelques

  cases traditionnelles peulhes existent. Sa beauté s’observe de l’intérieur. Elle est parée d’étalage et d’ustensiles.

Sur le plan rythmique, on distingue l’algaïta qui est un orchestre de la chefferie constitué de tambours de tambourins et d’une espèce de trompette traditionnelle. Elle est jouée essentiellement par l’orchestre du Lamido. Par ailleurs, il existe d’autres griots qui jouent une musique assez populaire à savoir abba joye, Kara, gulumru… qui parfois retient plus d’un curieux. Il faut rappeler que ces différents rythmes sont joués lors des cérémonies telles que le mariage, la circoncision…

Les autres ethnies chez les Guiziga notamment, leur rythme se reconnait par le Ndarawu qui est une danse singulière regroupant toutes les classes sociales. Les massa se retrouvent autour de la danse Dilla qui les regroupent autour d’une guitare traditionnelle. La diversité ethnique constitue un foisonnement de culture qui partout se trouve tachée d’emprunt.

Les données démographiques

L’évolution de la démographie au sein de la commune de Maroua 3ème, reflète celle des pays en voie de développement. Elle est symbolisée par un taux des natalités élevé nettement au dessus de celui de la croissance économique. La population est essentiellement jeune. Les moins de quarante ans représentent 60% de la population. Le rapport hommes/femmes est sensiblement égal à un. Par ailleurs, la croissance de la population est redevable à un maintien d’un équilibre du point de vu alimentaire et des efforts consentis en matière de santé. Encore fragile, la commune a acquis une certaine sécurité alimentaire. Il est garanti par la production locale des denrées céréalières.

Les activités économiques

L’économie locale repose sur les activités traditionnelles que sont l’élevage et l’agriculture. Celles-ci occupent près de 60% de la population locale. Elles permettent à une forte proportion sociale de tirer ses moyens de subsistance. Depuis très récemment se sont développées des activités génératrices de revenus. Ce sont surtout les petits métiers, et les services d’intérêts publics que sont les secrétariats bureautiques, les salons de coiffure.

Les acteurs de développement de la commune

Des acteurs institutionnels viennent en appui au développement de cette commune ce sont surtout des Institutions Etatiques, les projets/programmes et les ONG. Parmi ceux-là, le FEICOM, le PNDP, la GTZ/PADDL et la SNV constituent les organismes les plus importants qui contribuent au développement de cette institution et de son environnement. En interne, les différents SDE appuient directement les communautés dans l’amélioration des activités productives.

Le secteur productif

L’agriculture

L’activité agricole reste la principale occupation de la commune. Les principales cultures rencontrées sont:

·Les  céréales  tel  que :  sorgho  de  saison  sèche,  sorgho  de  saison  de  pluie  et  le  maïs représentant une proportion d’environ 65% des emblavures;

·Les autres cultures tels que : les arachides, le niébé et le sésame, représentent 15%;

·Le coton reste la seule culture destinée à l’exportation et représente environ 20 %.

Les autres produits vivriers sont destinés à la consommation d’abord, et quelque fois à la vente, puisque la vente de ces produits permet parfois aux paysans de satisfaire leurs besoins économiques.

La non maîtrise des différents techniques culturales tels que : L’assolement, la rotation, la jachère, la maîtrise d’un calendrier cultural qui est en perturbation suite au changement climatique, expose les paysans à une fluctuation importante par rapport à la production globale. Si toutes ces techniques s’appliquaient effectivement, ce qu’on pourrait obtenir des résultats satisfaisants. L’introduction des nouvelles variétés peut aussi améliorer la qualité du rendement.

La pluspart du matériel utilisé (houe) est archaïque. L’amélioration de la préparation du champ peut se faire par un labour profond à l’aide de la charrue. L’équipement en charrue et paire de bœufs exige la mobilisation d’un fond.

Très souvent il se pose des contraintes climatiques telles que : l’inondation, la baisse de la pluviométrie

Les cultures vivrières à savoir les céréales, muskuwaari, le sorgho pluvial sont organisées en filières courtes intégrant les producteurs, les intermédiaires, les gros commerçants exportateurs. La production céréalières outre le marché local, s’exporte vers les pays frontaliers que sont le Nigeria et le Tchad. La filière céréalière reste détenue par ces acteurs qui influencent le marché. Ces derniers s’imposent en maître autour des marchés locaux puisqu’ils détiennent les devises. Les paysans pressés par les besoins de différents ordres, cèdent à vil prix leur production au moment des récoltes. Ces derniers sont des teneurs des gros magasins de stockage. Ils stockent les céréales jusqu’à ce que les prix soient meilleurs. Pour certains, ces derniers créent les pénuries afin de renchérir les cours des céréales. C’est ce qui selon certains avis encourage l’installation des crises alimentaire. Une poignée d’acteurs détiennent la réserve alimentaire de toute une région.

Il se développe de plus en plus la culture maraîchère depuis ces dernières décennies. Les producteurs se spécialisent dans la culture de l’oignon. La production locale est consommée localement où exportée vers les marchés du sud Cameroun. Cette activité agricole se développe surtout autour des  parcelles des abords des berges du Mayo Tsanaga. Ces acteurs manque d’appui à la fois techniques et matériels leur permettant d’étendre les superficies.

Le coton est encouragé et soutenu par la SODECOTON. C’est la seule culture d’exportation autour de cette zone. C’est pour cette raison que la SODEOCOTON qui encadre cette culture est investi également du rôle d’assurer le développement des producteurs.

 

La SODECOTON et le rayonnement de ses activités influence considérablement l’organisation à la fois des agriculteurs et du calendrier champêtre. Pour faciliter l’accès aux crédits et obtenir un bon recouvrement des crédits intrants, la SODECOTON a encouragé les producteurs de s’organiser en groupements. Chaque groupement de producteurs se scinde en plusieurs cercles de caution solidaires. Ces sous entités regroupent les paysans ayant une certaines affinités afin de les permettre d’accéder au crédit en signant un contrat de remboursement collectif. Cette forme d’organisation permet aux agriculteurs d’accéder aux intrants courant la campagne agricole.

Les groupements coton sont la seule forme qui permet d’organisation des producteurs. C’est ce qui permet de diffuser de nouvelles techniques et différentes réformes au sein du monde rural. L’inconvénient demeure qui ces organisations mette à leurs têtes des dirigeants qu’ils se mettent à contester sans arrêt. C’est ce qui illustre d’une insuffisance de maturité.

En revanche, elles apportent des solutions efficientes par rapport aux contraintes de développement. Des itinéraires techniques notamment celles liées à la fertilisation sont développés. C’est le cas de cité la techniques de restauration des parcelles à muskuwaari, et de la préservation des par à feidherbia albida dans le but de restaurer la fertilité des sols.

Depuis très récemment, cette agriculture souffre d’un certains nombre de contraintes. Partout les producteurs décrient un déficit de rendement. Celui-ci est lié à plusieurs facteurs dont les  plus important de meurent la dégradation des parcelles et la baisse de fertilité. Les sols sont meubles. Il se pose une contrainte liée à l’érosion hydrique. Celui-ci reste assez important bien que le relief soit assez doux.

Les producteurs disposent de quelques infrastructures qui leur permettent de stocker leur production et les intrants agricoles. Celles-ci se répartissent comme suit Il s’agit de 18 Magasins construits par la SODECOTON pour stocker les intrants agricoles. Par ailleurs, en 1997, le DED organisme allemand, a financé la construction de 03 magasins pour le stockage de céréales à Kodek, Touppéré, Karagari et Kodek. Le projet DPFT a également financé la construction de 07 magasins de stockage pour conserver les céréales et assurer la sécurité alimentaire. Il s’agit des villages de Djarengol Alioum, de Kongola Djolao, de Djoulgouf, de Balaza Lawan, de Ouro Yérima, de Guinnadji et de Wala Nagué.

Elevage

L’espace communale dispose une portion d’espace en friche située à l’Est et autour de Djoulgouf. C’est une zone de pâturage où est menée l’activité d’élevage extensif. Elle concerne une groupe d’éleveur continuant dans la pratique traditionnelle. Ces domaines contrent l’essentiel des cheptels élevés de manière extensive. Ces élevages comptent : 3000 bovins. La contrainte majeure liée à cette activité reste l’appauvrissement des pâturages. Pour palier le déficit en pâturage, les éleveurs recourent à la transhumance. C’est ce qui permet de conduire les bétails aux abords des Yaérés du Logone pendant trois mois dans l’année. En outre, l’accès aux soins de santé animale demeure une des contraintes à cette activité. Une autre forme d’élevage est menée en association avec l’agriculture. Elle concerne les agro éleveurs autours des UPP de Balaza et de Kodek. Les espèces bovines, ovines et caprines sont élevées. Cette activité se développe autour des exploitations agricoles. Ces deux formes d’économies locales ont atteint un certain niveau d’interdépendance et d’intégration au point qu’il est difficile de parler distinctement de ces deux activités. Cette pratique annonce une restriction des espaces d’élevages.Les pâturages sont en train de disparaître. Le cheptel local envahis les pâturages des zones de piémont notamment de Gayak, Mogazan… Ces zones souffrent d’une saturation foncière au point de conduire les exploitants à adopter des stratégies propres notamment celles concernant la récolte et le stockage des résidus de cultures. Cependant, l’élevage souffre d’une carence d’appui. Le suivi sanitaire des animaux est mal assuré à cause d’une insuffisance du personnel vétérinaire. Les éleveurs éprouvent des difficultés liées à l’accès aux aliments du bétail. C’est ce qui tend à freiner l’activité d’embouche bovine. Les villages de la zone périurbaine restent attachés à l’activité pastorale malgré le grand bouleversement qu’aurait subi leur espace. Les pâturages ont disparu suite à une extension de la ville de Maroua. Plusieurs familles du fait de la forte concentration humaine au sein de la ville de Maroua, se sont retirées à la périphérie à la recherche d’un milieu assez spacieux moins cher. C’est ce qui a fortement accéléré l’occupation de l’espace de cette zone au détriment des espaces cultivables de cultures et de pâturages. C’est ce qui a tendance à condamner l’activité pastorale. Ces dernières années, les éleveurs ont développés une nouvelle technique  dans le but de maximiser les revenus liés à cette activité. La pratique de l’embouche bovine a été une solution. Cet élevage est pratiqué en claustration. Il concerne près de 1000 têtes de bovins qui sont achetés sur le marché, engraissés et revendus après trois mois de soins. C’est ce qui permet aux éleveurs de dégager des marges bénéficiaires importantes. Avec le renchérissement des résidus du coton, la marge est estimée à 20 000 voir 30 000 F CFA par tête. L’élevage extensif n’est pas totalement abandonné. Elle concerne près de 40% de la population active. Elle valorise surtout la transhumance. Les animaux se déplacent en fonction des saisons. Ils paissent dans les riches pâturages des yaérés du Logone et autour du lac Tchad. L’élevage du petit ruminant se trouve partout en nette recul du fait de coûts d’entretien qui se renchérissent d’avantage. La taille des exploitations est de quelques têtes d’animaux. C’est un élevage intra-muros qui arrive à travers les revenus qu’il dégage à soutenir certaines charges de la famille. Autour de des espaces pastoraux de cette commune se développent des épizooties qui sont connues et fortement combattue par les services vétérinaires. Les plus courant restent le fièvre aphteuse, la douve de foie, et d’autres pathologies bactériennes que les services vétérinaires arrivent à éradiquer.

Il se pose aux éleveurs une contrainte qui depuis ne trouve pas d’issus. Il s’agit de l’empiètement des espaces pastoraux par divers autres activité économiques notamment l’extension des zones urbaine, et surtout l’agriculture. Il n’existe pas de cadre légale pouvant sécuriser les espaces pastoraux. Autre fois, à la fin de chaque campagne agricole, un comité pluridisciplinaire contribue à la démarcation des zones d’élevage. Celui-ci se composait des autorités traditionnelles et coutumières, des responsables des services déconcentrés de l’Etat, et des représentants des communautés concernés. Depuis, ce comité est resté inactif.

Les espaces autours des différents villages sont favorables à l’élevage de la volaille. Les acteurs locaux négligent ce potentiel. Surtout avec le phénomène de la grippe aviaire avec la psychose qui s’en suit, les acteurs locaux redoutent à développement conséquemment cette activité. Un appui dans la relance de cette dynamique accroitrait à coup sûr l’économie locale.

La pêche

L’activité de pêche se développe autour des cours d’eau. Ce sont des activités saisonnières sans impact économiques. Elle reste une passion pour les différents acteurs. Ces activités sont pratiqués autour des Cours d ‘eau saisonnier que sont le mayo Tchanaga et le mayo Kaliao. Les retenues d’eau à savoir les mares naturelles concentrent une certaine quantité de ressources halieutiques. La pêche est pratiquée par les jeunes qui sont loin de représenter 1% de la population locale.

Le commerce

Le commerce a toujours été une activité qui a contribué à la prospérité de ces acteurs. Elle concerne près de 50% de la population active. La proximité de la ville de Maroua les permet d’ouvrir des boutiques au niveau de Marché en milieu urbain, de mener cette activité dans la matinée, et de regagner leur demeure une fois le soir venu. Il faut distinguer plusieurs types de commerces. Certains plus nantis, se sont spécialisés dans la vente des produits tels que les tissus, les pièces de pagnes et des produits de consommation courante. D’autres à faible capital, se consacrent à la vente des produits vivriers. Certains ont parfaitement réussis. Ils importent les produits des pays étrangers ailleurs autour des villages les plus éloignés notamment vers Ngaba et Kaoudjiga, l’activité marchande est demeurée marginale. Les acteurs locaux ont moins concentré leurs efforts dans ce domaine. Elle concerne moins de 15% de la population locale. Ces différents villages manque de marché autour duquel peuvent s’opérer des échanges. Pour écouler leurs productions, certains sont obligés de recourir aux marchés des villages voisins. Les commerçants fructifient leur capital autour activités commerciales qu’ils ont développé notamment de l’élevage. Quelques uns ont investi dans le commerce du Bétail. Ils achètent des animaux venant du Tchad à vil prix, pour le revendre plus cher autour des différents marchés à bétail de la Région de l’Extrême-Nord.

L’artisanat et les petits métiers

Du fait du manque de débouché, l’artisanat est en train d’être abandonné au profit d’autres activités plus rémunératrices. La broderie a toujours été une activité qui occupait toutes les couches sociales. Cette technique a été mécanisée, et reste sous l’emprise des populations venus de l’Afrique de l’Ouest installées au centre du marché de Maroua et qui offrent des produits riches variés et à moindre coût. Ceux qui menaient cette activité exercent d’autres métiers. Cependant quelques femmes continuent à produire les tissus en fil de coton, et du van. Ces produits sont écoulés à Maroua. L’artisanat est peu important. Il concerne seulement 12% des femmes au sein de la communauté féminine.

Les petits métiers se développent puisque cette zone s’urbanise et nécessite d’avantage d’ouvriers qualifiés. La maçonnerie reste une activité qui occupe beaucoup d’acteurs. La commune est en train de se construire, forcément, elle se trouve en carence de tels ouvriers. Ceux qui ont développé cette technique s’en sortent et arrivent à gagner leur vie au quotidien. Il est installé le long des rues des mécaniciens qui offrent leur service aux usagers des engins motorisés. Avec le foisonnement de la population et surtout avec la baisse des coûts des motos et voitures de seconde main, la majorité des acteurs locaux sont équipés de ces engins. Cette activité est constamment sollicitée, c’est ce qui permet à ces acteurs de gagner facilement leur vie.Il se retrouve également parmi les petits métiers les soudeurs qui également occupent une place importante. Ils sont installés partout dans l’espace communal  et évoluent sous forme de petites entreprises. Des métiers non techniques à savoir  les restaurateurs et  les tenanciers  des débits de boissons occupent une place importante et constituent des contribuables qui accroissent les recettes communales et résorbent le chômage. Malgré la proximité du centre de Maroua, certains villages ont gardé une physionomie rurale. La demande en main d’œuvre concerne surtout l’agriculture. C’est ce qui permet de créer une catégorie d’acteurs constituant une main d’œuvre agricole. La forte demande en main d’œuvre survient en période mise en culture. Il s’agit surtout des activités liées au nettoyage des parcelles, au semi, au sarclage et au buttage. Ces activités arrivent à procurer aux ouvriers agricoles un revenu de près de 1000 F CFA journaliers.  Avec la contrainte liée au manque d’eau,  depuis très récemment, il se développe une activité de transport et de vente d’eau. Cette activité intéresse surtout les halogènes.

L’emploi temporaire qui a été développé concerne l’agriculture. Cette activité a encore besoin de bras. Les agriculteurs recrutent les manœuvres venant des zones de montagnes pour renforcer la main d’œuvre familiale. Ces derniers sont rémunérés à la tâche. Ils assurent le sarclage et le buttage.

 


 

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